Inauguré le mardi 19 juin 2018, l’Hôpital de Nyons a été placé sous l’égide de l’olivier. Le Grand Maître Christian Bartheye a bien évidemment salué la haute considération dans laquelle est tenu l’olivier et l’hommage rendu à la vénérable confrérie.

(photos Didier Rousselle)

Discours inaugural du Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier.

 

« Madame la Directrice,

Vous avez exprimé le désir de placer ce nouvel hôpital sous la protection de l’Olivier et vous avez demandé à notre Confrérie d’être votre partenaire dans cette démarche.

Sachez que tous les confrères Majoraux se sont prononcés unanimement favorables à votre sollicitation.

Lorsque nous avons tous prêté serment le jour de notre intronisation, nous avons juré de défendre l’Olivier et toutes les vraies richesses Matérielles et Spirituelles qu’il nous apporte, de pratiquer les vertus qu’il représente, d’œuvrer pour l’Olivier nourriture et lumière, pour l’Olivier symbole d’abondance, de sagesse et de paix, symbole de vie.

Dans le monde Chrétien depuis la Genèse cet arbre est le symbole du renouveau sur terre après le pardon, c’est le signe du retour de la vie. La colombe une nouvelle fois lâchée par Noé revint cette fois en tenant dans son bec un rameau d’olivier.

L’Olivier est pris comme le symbole de la renaissance de la vie c’est l’espèce végétale idéale représentative du renouveau de la vie sur la terre.   Cette reconnaissance de l’olivier comme étant l’arbre qui repousse toujours malgré le déluge ou les incendies. On la retrouve chez les Grecs lorsque après l’incendie du temple d’Athéna qui détruisit également l’Olivier sacré qui s’y trouvait, Hérodote rapporte que le lendemain même de cette destruction sacrilège, une repousse longue d’une coudée avait jailli du tronc.

Ce symbole du renouveau peut être rapproché de la vie de notre cité et de son hôpital. En effet l’historien local Camille Bréchet reprenant les écrits de l’abbé Vincent, place le premier hôpital – qui serait aussi vieux que notre cité, au sommet de la ville d’alors, à l’angle de la rue des petits forts et de la rue Randonne. Par la suite, au XIV ème siècle, il sera transféré quartier des Fosses (ou des Jasses) ou il sera mal entretenu. Le Conseil de ville décidera, en 1525, la construction d’un nouvel édifice rue de la Fontaine actuellement rue Jean-Pierre André. Tombant en ruines suite aux guerres de religion il est rebâti en 1609 rue des Cordonniers devenue rue de la Liberté. Il connut une prospérité grandissante jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes où ses biens furent affectés à l’Hôpital de Grenoble. La cité ne pouvait rester sans hôpital : Un arrêté du Conseil d’État du roi Louis XIV décide le rétablissement de l’hospitalité pour les pauvres malades, en l’hôpital de Nyons en 1695. Après une période noire, l’établissement est considérablement agrandi en 1740. C’est à cette époque que des œuvres religieuses ou laïques visitent les pauvres. Pour Nyons, ce seront les « Dames de la Miséricorde » et la « Confrérie des Pénitents blancs » qui se donneront pour mission de les soulager spirituellement et matériellement. De nos jours les Dames d’Amitié et Présence assurent avec gentillesse et dévouement la même mission.

Une nouvelle opportunité se présente pour moderniser et agrandir encore l’hôpital. L’ordre des Récollets est supprimé en 1782. Cet établissement se trouve à l’extérieur de la ville et dispose de nombreux bâtiments facilement transformables pour y recevoir le vieil hôpital. La communauté de Nyons est favorable à ce transfert il faudra attendre néanmoins l’année 1814 pour que les malades puissent y être transférés.

Depuis, de nombreuses transformations, aménagements, mise en conformité ont été apportés et il y déjà plus de trente ans qu’était inaugurée la maison de retraite médicalisée « l’Ensouleiado » intégrée dans notre hôpital.

Aujourd’hui, notre hôpital renaît encore une fois grâce à l’esprit visionnaire des directeurs successifs de l’établissement, grâce aux aides indispensables de l’agence régionale de santé, à la participation du Conseil Départemental de la Drôme et à l’engagement sans faille du Maire et de la municipalité de Nyons.

Cette renaissance, Madame la Directrice, vous avez voulu la placer sous la protection de l’Olivier, arbre réputé éternel, symbole de longévité et d’espérance, symbole de paix et de réconciliation, symbole de victoire, symbole de fidélité. Mais à côté des symboles il faut des actions, ces actions que nous tous chevaliers et amis de l’Olivier devrons accomplir pour que cet établissement prospère et amène du bien être et des soins à la hauteur des espérances des résidents.

Je vous remercie de votre attention. »