La « Confrérie des Chevaliers de l’Olivier »

Pour défendre et célébrer l’olivier, emblème et trésor d’un terroir et d’une région.

En 1963, naquit l’idée de créer une Confrérie dans le but de défendre l’olivier dont l’existence même était menacée, après le gel désastreux de 1956.

L’idée prit corps grâce à Pierre Bonnet, ingénieur agronome spécialiste en oléiculture, grâce à René Duchet, ancien préfet et secrétaire d’Etat et au Général Henri de Vernejoul qui fut le premier Grand-Maître de la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier de Nyons.

Pour célébrer l’olivier, de grandes fêtes virent le jour : en 1964, naquirent les « Olivades » et, vingt ans plus tard, la Fête de l’huile nouvelle ou  « Alicoque ».

Depuis lors, la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier a progressivement affirmé sa vocation nationale et internationale en organisant de nombreux « chapitres » pour l’intronisation de nouveaux « chevaliers » au service de l’olivier et en parrainant de nouvelles confréries, en France comme à l’étranger : Les Vans (07) en 1980, à Aix-en-Provence (13) en 1990, à Montpellier (34) ou à Baena (Espagne) en 2000…

Les nouveaux chevaliers viennent renforcer un vrai réseau d’ambassadeurs, chacun dans son domaine pouvant justifier de défendre un des points liés à l’olivier, quelles qu’en soient la variété et la zone de production.

Une organisation

Comme toute association Loi de 1901, la Confrérie tient une assemblée générale annuelle qui élit son Conseil d’Administration. Le Conseil désigne un Bureau qui comprend :

Un président (le Grand-Maître), deux vice-présidents ( les Grands Chanceliers), un maître de cérémonie (le Grand Chambellan), un secrétaire (le Tabellion), un trésorier (le Grand Argentier) et trois dégustateurs (les Maîtres-Tastaïres)… Rassurez-vous, il n’y a pas de « Mamamouchi » !

Chaque année, une vingtaine de personnalités venues d’horizons divers, viennent grossir les rangs de la Confrérie.

Pour devenir Chevalier de l’Olivier, il faut être présenté par un parrain. La proposition doit être agréée par la majorité des membres du Grand Conseil de la Confrérie, désigné par l’Assemblée générale. S’il veut participer aux activités ordinaires le nouveau Chevalier devra s’acquitter de sa cotisation.

Un rituel laïque et amical

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L’intronisation du nouveau Chevalier a lieu au cours d’un « Chapitre » qui se tient à l’occasion d’une manifestation publique :

  • L’impétrant doit d’abord prêter serment de défendre l’olivier et toutes les valeurs matérielles et spirituelles que ce dernier représente.

  • Guidé par son parrain, il goûte symboliquement une olive de Nyons et boit quelques gorgées de vin des Côtes-du-Rhône.

  • Le « Grand-Maître » de la Confrérie accueille l’impétrant par une allocution de bienvenue et de félicitations, puis il l’adoube avec un rameau d’olivier.

  • Le parrain ceint le nouveau chevalier de la médaille qui atteste de son intronisation.

  • Au fil des ans, s’il se montre particulièrement méritant, le nouveau Chevalier pourra accéder au titre de « Majoral » et revêtir la cape et le chapeau. Le Majoral participe alors aux travaux du Grand Conseil.