Nous nous faisons l’écho de poèmes, odes et autres textes dédiés à l’arbre éternel et ses produits. Un grand merci et nos félicitations aux écrivains inspirés !
OLIVE
Olive,
Olive, olive,
Je veux te faire une confidence,
Ce n’est pas Marius ma préférence.
C’est toujours la fraîche mine
Qui domine sur toutes nos collines,
Et, c’est ta prestance envoûter
Qui fait prendre son pied,
A OLIVIER.
Olive,
Olive, olive,
De Marseille, la galéjade
Pour tous ceux qui s’en fardent,
Me semble bien trop fade,
Contrairement à toi, la sainte nitouche,
Car, en dansant dans ma bouche,
Notre dame, je la garde,
Toujours celle qui fait prendre son pied,
A OLIVIER.
Olive,
Olive, olive,
Lorsque par la meule, tu acceptes d’être écrasée,
Pour un autre grand destin,
Te voilà si brillamment bien liquéfiée
Que tu deviens maîtresse de tous nos festins.
A Nyons, ton appellation de renom,
Tous, hautement, nous la revendiquons,
Et, c’est encore elle qui fait prendre son pied,
A OLIVIER.
Olive,
Olive, olive,
Même quand la confrérie intronise,
Pour leurs valeurs, leurs expertises,
Des impétrants aux blanches chemises,
C’est quand même toujours toi qui sur notre table,
Sans aucune contestation, est la vraie notable.
Et c’est également cette légitime fierté
Qui continue à faire prendre son pied,
A OLIVIER.
Olive,
Olive, olive,
Si le pied
D’OLIVIER,
Sur toutes ses séculaires branches
Expose toutes les rondeurs à la pluie,
Dans le cadre de nombreuses intempéries,
Nous savons que tu resteras toujours Olive et Tanche
Voilà autant de raisons pour que, sur toi, je m’épanche.
Merci, grâce à toi, pour nos agapes, c’est toujours dimanche.
François FLOURET