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Chez nos mais de la Confrérie de la noix de Grenoble le 22 août 2026

Le 22 août 2 majoraux, Henri Graugnard et Vally Laget, ont assisté au chapitre de la Confrérie de la Noix de Grenoble. Celle-ci fêtait ses trente ans.

Elle a tenu son chapitre, en présence de nombreuses confréries, dans les murs du Musée dauphinois (ancien couvent Sainte-Marie d’en Haut), sur les pentes de la Bastille, lieu où elle avait été créée, parrainée par la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier de Nyons.

Un diaporama commenté rappela les trente ans de la vie de la confrérie et le Grand maître, Roland Effantin fit part de ses nombreux projets. Une chorale d’hommes, très appréciée, anima la cérémonie.

Après les intronisations et les communiqués de quelques personnalités un buffet dînatoire fut servi, et fort apprécié, sur la terrasse d’où chacun put admirer Belledonne éclairée par les derniers rayons du soleil.

Le Tabellion

Que vous dirai-je sur la Noix de Grenoble, vous en savez certainement plus que moi ?

Originaire d’Orient, la noix fut introduite en Europe par les Romains. Au XIe siècle elle servait à faire de l’huile, des gâteaux, du pain, du vin, des médicaments, de la teinture.

Noix de Tullins ou noix de Grenoble ?

Dès 1920 les nuciculteurs de la région se mirent d’accord afin d’obtenir la reconnaissance de leur produit. Mais devait-on l’appeler Noix de Tullins ou Noix de Grenoble ? Tullins etait le centre historique de la noyeraie, mais le nom de Grenoble fut jugé plus vendeur surtout à l’étranger. Donc ce fut Grenoble. Elle bénéficia d’une AOC dès 1938. L’aire de culture actuelle, culture AOP, s’étend sur 3 départements (l’Isère, la Drôme et la Savoie) et compte 259 communes. On cultive 3 variétés : la franquette, la mayette et la parisienne.

Sous sa petite coque, c’est un trésor. Elle regorge de bons acides gras, de vitamines et de minéraux essentiels. Elle protège notre cœur par ses omégas-3. C’est une source de magnésium, de cuivre, de potassium. Elle a des effets anti-oxydants et ses vitamines E luttent contre le vieillissement. Elle est riche en fibres. Donc si voulez vieillir en bonne santé, mangez des noix ! 7 à 8 par jour.

La noix on l’aime aussi pour ses paysages, ces noyeraies au vert tendre au printemps qui s’étirent à perte de vue, comme on aime les collines des Baronnies avec ses oliviers aux frondaisons argentées.

Vally Laget-Blanc

Intervention de Vally au Chapitre de la Confrérie de la Noix de Grenoble (le 22 août 2026)

Le terrible gel de 1956 faillit sonner le glas de l’olivier. À quoi ressembleraient nos coteaux sans l’arbre emblématique des Baronnies ? Heureusement quelques paysans courageux et amoureux de leur terroir eurent foi en l’olivier, il ne devait pas disparaître.

Avec l’aide de Pierre Bonnet, ingénieur agronome spécialiste en oléiculture, de René Duchet, ancien préfet et secrétaire d’État et du général De Venejoul, qui fut le premier grand Maître, ils eurent l’idée de créer une confrérie pour redonner à l’olivier la place qui était la sienne.

C’est en juillet 1964 qu’eut lieu la première grande fête dédiée à l’olivier, les Olivades, 20 ans plus tard fut créée, au mois de février la fête de l’huile nouvelle ou Alicoque, en 2001 ce fut la fête des olives piquées au mois de décembre et en 2023 , au mois de mai ce fut la première fête de la fleur d’olivier.

Des bassins oléicoles se reconstituèrent et ce fut une opportunité pour notre confrérie que d’en parrainer de nouvelles  et elle se devait  aussi de participer à de telles opérations. C’est ainsi qu’elle procéda à des essaimages.

En 1992 fut créée la confrérie des Chevaliers de l’Olivier du Languedoc-Roussillon (34), en 1993 celle des Chevaliers de l’Olivier des Vans (07) et celle du Pays d’Aix (13). C’est en 2000 qu’elle s’en alla créer la confrérie de Los Amigos de l’Olivo à Baena en Espagne.

En septembre 1995 notre confrérie parraina la confrérie de la Verte Lentille du Puy et en 1997 elle parraina la confrérie de La Noix de Grenoble dont M. Effantin vient de nous retracer l’histoire.